L'union europeene et la REGIDESO vers une transition aux énergies renouvelables


Le système énergétique du Burundi est confronté aux défis interdépendants de l’accès à l'énergie, de la sécurité énergétique et de l'atténuation et l’adaptation au changement climatique. De plus, au cours des 20 dernières années, le Burundi a traversé une crise énergétique qui entrave le développement économique et social et affecte particulièrement les groupes de population à faible revenu.

Malgré un potentiel hydroélectrique important, le Burundi est en situation de déficit énergétique chronique et l’accès à l’énergie électrique reste très faible (moins de 10%), étant entendu que le bois reste la principale source d’énergie pour la grande majorité des ménages.

Pour faire face à cette problématique, le Gouvernement du Burundi a initié un certain nombre de mesures, notamment la libéralisation du secteur pour permettre des investissements privés et des partenariats public – privés ainsi que la mise en œuvre de plusieurs projets d’aménagements hydroélectrique au niveau national et régional. Malheureusement la capacité supplémentaire résultant des investissements programmés ne sera au mieux disponible qu’après 2020.

C’est ainsi que le Gouvernement a pris l’option de résorber partiellement ce déficit par la production d’énergie électrique par de centrales thermiques au diesel depuis 2013 en signant des contrats d’achat d’énergie opérées par un fournisseur privé. En 2015, l’Union Européenne a répondu favorablement à une demande du gouvernement et a financé en partie un contrat d’achat d’électricité d’Avril 2015 à Août 2017.

A cause des retards pris dans la mise en œuvre de projets hydroélectriques et pour faire face au déficit croissant, le Gouvernement a signé, en Mai 2017, un contrat d’achat d’énergie électrique à partir de centrale thermique de 30MW, opérée par la société INTERPETROL.

En Août 2016, le Gouvernement s’était rendu compte des retards dans la mise en œuvre de projets hydroélectriques tant nationaux que régionaux, et avait soumis une nouvelle requête de demande d’appui à travers une nouvelle subvention par une extension de l’Action ATASE pour une durée supplémentaire de deux années (2018 – 2020). L’Union Européenne (UE) a approuvé ce cofinancement et a acté pour la signature de l’Avenant n° 2 à la CF N° BI/FED/027-014 en Août 2017.

La présente subvention est une continuité des actions de ATASE I qui vise un cofinancement du fonctionnement d’une centrale thermique de 20 MW dans la tranche horaire entre 00h00 et 06h00, 7 jours sur 7 pendant 24 mois avec un apport au financement de 70% des coûts éligibles soit maximum 9 400 000 Euros.

C’est dans ce cadre qu’il a été convenu que la REGIDESO mettre en œuvre, en collaboration avec la Délégation de l’Union Européenne (DUE), un Plan de Communication et de Visibilité de cette action, sur base des lignes directrices de l’UE en la matière.

L'objectif global de l'Action est de maintenir la qualité et la fiabilité des services énergétiques au Burundi pendant la période de transition vers les énergies renouvelables, en évitant un déficit tout en maintenant la stabilité économique par la qualité et la fiabilité des services d'électricité.